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Mistral

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Kohl entracite sous les yeux, tein pâle, mais feu sous la peau, regard de glace, dissimulation du sois, femme sauvage. Si j'étais une terre, je serais celle du nord.

A la croisée des chemins

dans la forêt du dessous
July 02

La forêt d'en bas

Je me suis perdue, alors je me suis assise et j’ai entamé la descente dans mes forêts intérieurs.


Avant de partir j’ai laissé une lettre-prêtresse pour indiquer les instructions au cas où je resterais trop longtemps dans le monde d’en bas.

 

Descendre ! il n’y a pas d’autre recourt,  fuir à l’intérieur de soi ! courir, m’enfoncer dans les bois, me faufiler entre la fougère et l’ajonc,  m’égratigner sur les ronces ! Enfoncer mes pieds dans la terre humide de l’esprit.

 

Ici, la pluie n’est pas encore tombée pourtant les feuilles et les arbres sont déjà mouillés, j’ai mal dans le bas du ventre, mon corps-esprit change, que ce passe-t-il, j’ai peur ! Hier je n’étais pas encore celle qu’en ce jour je suis. Et demain ?

 

La chaleur se fait lourde, et mes pensées se succèdent l’une derrière les autres. Elles prennent de l’ampleur comme les nuages dans le ciel.

 

Je sais maintenant ce que souffre cet homme fou qui chaque nuit hante mes rêves, la folie c’est comme la mort, mon corps veut se débattre contre mon immobilité, il tente de résister à l’effroi venu du plus profond de  mon âme. Et pourtant au-delà mon esprit reste et demeure toujours calme.

 

Le temps semble se distordre, s’alourdit, des petit points violet dansent dans le ciel, ils annonce l’orage à venir. Je ne peux discerner le passé du présent et le futur de l’existant, sur chaque arbre un souvenir s’écrase… Je vois mon enfance disparaître comme un ruisseau sous la terre. Je revois encore ma mère s’enfuire en cachette dans le monde caché.

 

Je revois mes frères qui m’ont considérée comme l’une des leurs et m’ont appris les armes, je les revois partir avec la légion, je sens la tristesse de mon père quand il sait qu’ils ne reviendront pas.

 

Je me souviens de mon père devant la fenêtre dont le regard se perd au loin sur les paysage de Toscane…

 

Les pensées, les souvenirs comme des bulles de savon. Tout passe, même l’orage, en somme rien est grave disait une femme que j’ai rencontré en Inde, après l’orage, le beau temps, et après la mort du jour vient la naissance de la nuit. J’entre dans le silence, des étoiles apparaissent… Suspendue dans le vide, je suis comme elles.

 

La suite au prochain voyage…

December 15

Et maintenant un conte de Noël!

La roue du temps passait et je restais figé(e) dans son atelier sans qu’il continue son travail sur moi, allais-je devenir quelque chose d’inachevé(e) ? J’avais quelquefois, je dois le dire, peur qu’il m’oublie. Mais chaque soir quand il venait me voir, il me caressait toujours de la douce paume de ses mains. On aurait dit qu’il avait de la soie dans ses doigts.

 

Il travaillait d’autres bois pour fabriquer d’autres objets, mais je n’étais pas jaloux/se, car malgré la passion pour son art, il n’y mettait pas l’amour qu’il n’y mettait avec moi, je restais son œuvre inachevé(e). Un jour il me présenta à l’une de ses semblables, elle me regarda avec admiration avant d’adresser à mon créateur un regard que je connaissait déjà dans le sien. Curieusement, il déposa ses lèvres sur les siennes et défila son écorce qu’elle portait autour d’elle. Je la vis nue comme je l’étais, allait-il la sculpter ? Il l’appuya doucement contre ma masse et lui susurra ces mots à son oreille :

 

-   Sens-tu la chaleur du bois,

   entends-tu son cœur battre ?

-   Fait corps avec sa matière…

 

Puis l’embrassant à nouveau, il caressa son corps comme il avait autrefois caressé le mien. Ils étaient nus, je recueillais ces deux êtres contre ma chair. Il lui créait l’amour comme avec moi autrefois mais d’une autre manière que je ne connaissais pas.

 

Dans chacune de ses inspirations je prenais un peu plus de lui en moi et je vivais un instant à travers chacune de ses expirations. Je gouttais à l’amour, je gouttais à l’homme et à l’envie éternelle de devenir humainE.

 

Les années suivantes furent beaucoup plus vides, l’atelier connaissait son hiver. Malgré sa présence pour y fabriquer des objets de toutes sortes, il n’y avait plus le même amour, mais plutôt un empressement. Comme si produire ces objets était vital, d’ailleurs une fois qu’ils étaient fabriqués, les objets quittaient en général l’atelier. Quant à moi, il ne me touchait plus, la poussière avait laissé une fine couche sur ma peau, et l’hiver, que je percevais à travers la fenêtre, résumait bien mon triste ennui. Je me suis endormie dans une profonde léthargie et n’ai plus vu le temps passer mais un jour de printemps, je l’ai revu accompagné d’une petite fille, qui curieusement lui ressemblait, il lui dit :

 

-         Regarde ce que papa a commencé avant de rencontrer maman, elle n’est pas encore terminée.

-         C’est quoi papa ?

-         C’est la ramure de l’âme de l’armoire que je construis. Regarde là-bas, j’ai gardé des planches pour la terminer pour cet été.

-         Magnifique papa ! s’exclama la petite d’un air enjoué.

-         Je me réjouis de la voir terminée. Est-ce que tu vas la vendre comme les  autres meubles que tu fabriques ?

-         Non, elle est mon œuvre, comme toi et jamais je ne la vendrai à qui que ce soit sauf si je devais sauver ta vie.

 

Je découvris alors de l’autre coté de la pièce, d’autres parties de mon ancien corps que je n’avais pas revues depuis mon ancienne vie dans la forêt. J’allais donc devenir une armoire, mais au fait qu’est-ce une armoire ?

 

Extrait de "la Dame du chêne "

© Mistral  Nord (JH)

 

December 03

Remember

Voilà la décision est prise, je sais pourtant ce que ça va me coûter !

 

Pourvu que la douleur soit pas trop dure. Mais je ne pouvais plus l’aimer, c’est trop difficile, trop compliqué, trop passionnel. Oui un amour trop passionnel, un amour qui me détruit à petit feu… Un amour qui est dangereux. A force de s’enflammer on a finit par se brûler. Il me faut partir.


Ca y est c’est fini. Je regarde le plafond couchée sur le canapé de mon salon, je n’ai pas le courage d’aller dans mon lit, ce lit dans lequel tout s’est passé.

 

Le temps passe cruellement, chaque goutte qui s’écrase dans le lavabo mesure les secondes qui tombent dans le vide. J’ai pleuré, j’ai hurlé, maintenant je suis fatiguée, je laisse le vide m’envahir. Tout commence dans le ventre, d’abord un creux comme la faim, mais une faim que l’on ne peut rassasier. Le simple fait de penser à ce qui pendant des mois m’a nourrie, me tord les boyaux. Pourtant j’accepte cette souffrance comme un soulagement, une libération, un auto-sauvetage de dernière minute. C’est fini.

 

Les heures défilent comme les fantômes des années passées, l’année ou je t’ai rencontré, je suis morte. Maintenant que je t’ai quitté où est la vie ? Nulle part, il n’y a que mon salon au haut plafond. Les murs jaunes safran peint à l’éponge, ma bibliothèque rouge sang, mon sofa dans lequel je m’enfonce et l’horloge qui compte les minutes de ma déchéance.


Je descends dans ce vide, je renonce à tout, je m’enfonce dans le divan, plus rien de pire peut m’arriver. Je ne peux pas manger, je commence une ascète rigoureuse, je dissèque le temps, je suis où mes sens vont.

 

Je suis  au loin dans la salle de bain, l’écho de la goutte d’eau qui tombe dans le lavabo, je meurs en touchant le laiton, je coule dans le trou noir béant du lavabo je croise quelques cheveux restés coincés dans le siphon…

 

Je suis dans l’horloge sinistre, je fais tic, tac, tic, tac, je suis le sofa qui dévore mon corps marqué par le fer rouge de la passion. Je suis l’hiver qui tombe, je suis le bruit du flocon…

 

Je suis les dernières larmes dans mes yeux secs. Je suis le goût de la salive dans ma bouche. Je suis ma peau sur mes os et mes nerfs à fleur de peau. Je suis le repos qui m’envahit. Je suis instable, je suis le temps qui passe. Il n’y a que refuge dans le sommeil profond.

 

Je suis les jours qui passent et Noël qui arrive, je suis mon vieux pyjama, je suis mon portable qui ne veut pas sonner. Je suis la douleur qui semble s’apaiser…. Je ne suis qu’un phénomène changeant, un nuage passant, de la vapeur, des gouttes d’eau… mes larmes sèches… le lavabo… Je suis en vie…

 

Souvenir d’une rupture

October 07

La reine des neiges

Un poème lu sous un arbre à la croisée d'une nuit d'automne. Jouer de la harpe et tendre les cordes de son arc jusqu'aux étoiles. Danser nu sans retenu sans jugement des folles du logis, laisser la nuit étoilé entré dans le coeur, savourer l'espace, ouvrir les bras et aimer. Prende refuge dans la douceur de la dame au mentau de neige, lui témoigner la gratitude de nous serrer dans ses bras et se donner à elle comme à la vie... Prendre refuge dans l'hiver qui arrive et jouer des étoiles et surtout aimer qui que ce soit...
September 10

A ces m esssieur qui me trouvent sexy et veulent devenir mes amis

Comme c'est étrange. J'ai effectué une pseudo étude de marché sur ce blog. J'ai publié quelques photos sexy de moi, pour voir si mon blog serait plus faciliement visité. J'ai également publié entre-temps des billets d'humeurs. C'est intéressant, les visites ont explosés et les demandes d'amitié aussi. Par contre quand je vais consulter les statistiques pour voir quelle page a été visionnée le plus, je ne vois que mes photos et rarement mes écrits.
Alors parlons physique afin de répondre à tous ces messieurs qui me trouvent belle et veulent devenir mes meilleurs amis et se permettent de m'appeller par des petits noms tels que "Schatzeli, colinette" ou je ne sais quel autre nom de profiterole.

Etre belle sur une photo est aussi ridicule quede croire en miss univers. La magie de la photo c'est que tout est figé. Maintenant imaginez moi en train de bailler, la plupart du temps je ne mets jamais la main sur la bouche mais exhibe volontiers à qui le veut mes cordes vocales. Ensuite une jolie robe fait toujours l'affaire, mais le dimanche c'est en pyjama snoopy que je trne telle une loque sur mon canapé face aux « Experts » à la télé. Actuellement j'ai le rhume et le nez qui coule, je passe ma journée à me moucher, pensez-vous toujours que je soie sexy? Et encore vous n'avez rien vu: mon corps mince se compose d'un derme dans lequel est planté un tapis de follicule pileux que tous les mois je tente d'eradiquer pour entrer dans les critères de la beauté éternelle, pourtant les femmes déscendent aussi du singe. Après le derme, vous avez droit à l'hypoderme, les veines, les tissus sanguin, les cellules, un coeur pleins de sang, l'intestin rempli, un cerveau, une rate, un foie.... En somme, la totale du set complet de chair humaine qui compose un corps à qui on attribue mystérieusement des petits noms de profiteroles. Merci à la relativité de tenir tout ça en place.

 

En bref, la beauté n’existe pas, elle n’est que le résultat impermanant d’un ensemble de phénomène qui sont tous dépendant les uns des autres. Ce n’est qu’un concept qui de plus ne peut plaire à tout le monde. La bonne nouvelle c’est que la laideur aussi n’est qu’un concept… et les concepts ne sont jamais fait pour durer… Voulez-vous toujours devenir mon ami ? 

 
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Hello Mistral nouvelle amie du partage internet.
Je viens avec mon coeur te souhaiter  avec tous ceux que tu aimes, de passer un joyeux noel 2008 et une bonne année 2009 avec plein de créativité en amour et dans ta vie tout court. Que le soleil brille dans ta vie comme toi tu la fais vivre à travers ton expression...
Amitiés paola.
 
 
 
Dec. 19
Alainwrote:

Un petit passage pour te saluer
j'espère que tu vas bien
bonne soirée
doux bisous

Nov. 27
Bravo et merci Belle Elfe pour ton blog, je te reconnais bien là! En lisant les textes, j'entendais ta voix me les réciter.. Mmh, doux moments. Et maintenant? Les guerrières Celtes se sont retrouvées, la rébellion va commencer.... Rendez-vous en Duo sous le Chêne de notre forêt. Pas besoin de Druide, il est en nous... Bisous tendres. Kahlan...
Apr. 11
No namewrote:
merci beaucoup de ta visite et pour tes mots ...une belle et douce fin de journée a toi et surtout n'oublie pas d'être heureuse ....
Nov. 8
Zim-zum zimwrote:
Salut, je suis tombé sur ton blog par hasard.
Les photos sont magnifiques!
Les textes aussi.
Bravo et courage pour continuer à mettre avec autant de qualité ce blog à jour.
 
@+
 
Pedro
 
Sept. 19